DIĜITA, performance musicale et visuelle
De et avec l’Ensemble Batida (claviers et percussions, Genève), le collectif de dessinateurs Hécatombe, le vidéaste Giuseppe Greco et l’ingénieur du son David Poissonnier.
Pour construire la musique, ils·elles ont glané des ovnis sonores : sons de briques, de moteurs, voix. Cette sélection, telle une plongée dans la matière sonore brute, a formé une sorte de rituel néo-ethno, frénétique. En parallèle, les dessinateurs ont créé des images tenant de l’archaïque et du futuriste. Les images et les sons s’articulent autour des deux sens du mot «digital» : le numérique d’une part, et le tactile d’autre part. Les doigts des musiciennes, et par extension leurs corps entiers, se mêlent aux interfaces numériques, se confondent avec les projections vidéo, et créent, à travers une architecture cubique semi-transparente, une intense vibration sonore et visuelle. Sur scène, les quatre musiciennes sont comme tombées dans un cube de 2,5 mètres de côté, formé par les quatre écrans de projection. À l’intérieur, elles sculptent la matière sonore avec des contrôleurs MIDI, des capteurs de mouvements, des synthétiseurs, et un pneu transformé en pad électronique, seul vestige non dématérialisé parmi les objets sonores collectés.
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Entrée libre