Les Quarts d’Heure 2026 – Plateforme d’émergence chorégraphique
Du 23 au 26 septembre
Le temps d’un soirée, six créations de quinze minutes présentées par six chorégraphes/compagnies émergent·x·es. Six univers singuliers à explorer, six écritures en mouvement.
- Cie Zaidi : Today Is My Everything
Niki Anjes Stalder, Woody Marume
Today Is My Everything explore notre rapport ambivalent au temps, au travail et à l’identité. Dans un monde où chaque minute doit être optimisée, l’agitation, le surmenage et l’aliénation ne cessent de croître. La quête du « moi parfait » nous entraîne dans un cercle vicieux fait d’efforts, d’échecs et de rebonds, qui aboutit souvent au burn-out.
. - Estebanito Alejandro : Le monde chico
Inspiré de l’univers mélancolique de PNL, ce solo explore les failles de la masculinité hégémonique en partant de ses propres codes. Entre violence et fragilité, domination et épuisement, la pièce révèle une masculinité poreuse, instable, traversée par le doute et le désire. À travers un prisme queer, le travail esquisse une nouvelle lecture où la réussite hétéronormative se dissout.
. - Nahuel Bionda : Carro Quemado
Inspirée par le village natal de sa mère en Argentine, cette performance explore le corps, l’exil et le silence. Au sol, le corps de Nahuel Bionda s’articule pour incarner la métaphore d’une voiture brûlée, prise dans un mouvement circulaire et répétitif. Entre maîtrise et effondrement, ce rituel physique dialogue avec un paysage sonore mêlant textures électroniques et influences latinex.
. - Alice Gratet : hyène
Gueule créatinée, mémoire trouée. Je creuse. Pour rassembler les morceaux. Et si je danse, qui danse à travers moi ? hyène fouille les corps, les mémoires et les héritages silencieux pour faire resurgir un vocabulaire *dauphinois. Une tentative de reconnexion filiatoire, où ce qui a été transmis, perdu ou interrompu devient matière à transformation. Hériter, porter, résister, transformer et peut-être trouver une manière de cohabiter.
. - Lily Ndiaye : Angela Ginger (remastered)
Un appel à l’éveil, auquel on ne peut échapper. Un gémissement entre l’orgasme et la terreur, la sensualité dans la colère. C’est un cri du corps, qui s’illumine à travers le groove – l’essence du funk, du jazz et du hip-hop. Le portrait d’un personnage illustré dans une danse qui incarne les symboles de femmes noires qui ont marqué ma vie.
. - Vittorio Porcelli : Violetto Bellosguardo
Dans ce solo chorégraphique, l’étude du macabre dans la littérature enfantine de Dahl répond à une volonté d’approfondir la construction identitaire comme négociation sous contraintes historiques et symboliques. Violet Beauregarde de Charlie et la Chocolaterie y intervient comme dispositif pop et conceptuel, pour réécrire caricaturalement les normes du succès et d’ambition juvénile.
A gagner: 5x 2 places pour le vendredi 25 septembre à 19h
Participer au concours




